
SUJET
Dites quelque chose sur ce printemps magnifique dans une ville déserte.
Une histoire qui commencerait par :
« L’air était moins étouffant que la veille et j’ai même cru sentir la caresse d’une brise, en marchant sous les arcades, jusqu’à la place de la Concorde. »
Et dont les derniers mots seraient :
« Malheureusement je ne crois pas qu’il suffise de traverser la Seine. »
Oui, ces mots sont empruntés à « Patriiiick !!! »

« L’air était moins étouffant que la veille et j’ai même cru sentir la caresse d’une brise,
en marchant sous les arcades, jusqu’à la place de la Concorde. »
En avril 2010, "on s'était dit rendez-vous dans dix ans."
Depuis deux jours, "je fais des détours dans le quartier,"
attestation en poche.
Nous ne pouvions pas savoir, bien entendu,
que nous serions confinés !
Il est dans le coin, j'en suis certaine,
j'ai vu sa moto garée à côté d'un kiosque à aquarelles.
Je pense qu'il a dû cocher la case
¤ Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
J'ai d'ailleurs coché la même, elle permet de s'éloigner de plus d'un kilomètre
de notre domicile, sans avoir à justifier d'achats.
Ah ça y est, je le vois !
"T'as pas changé, qu'est-ce que tu deviens?"
Voilà, on se raconte nos vies.
Nous avons "rencontré des tempêtes et des bourrasques",
mais rien de bien grave face à cette pandémie !
"On s'est tout dit, on s' sert la main"
Il monte sur sa moto et retourne "Rue Soufflot",
pour reprendre sa vie.
En effet, pour retrouver nos émois d’antan,
« Malheureusement je ne crois pas qu’il suffise de traverser la Seine. »

Je crois que Le Goût ne parlait pas du même Patriiiick 
Bon, du coup cela fait 3 Patrick(s),
car j'en ai, aussi, un à la maison,
qui est motard ! 