
SUJET
Peu de monde, très peu de monde dans cette rue qui descend du Sacré-Cœur vers la place Saint-Pierre.
Je peux vous le dire, lectrices chéries, cette rue faite d’escaliers est la rue Paul Albert.
Mais où va cette femme qui les descend sous la pluie ?
Quel devoir ou quelle aventure la mène ?
Qu’est-ce qui la pousse à sortir alors que, dans tout le pays, chacun est appelé à rester chez soi ?
Si vous avez une idée, nous la lirons tous avec plaisir, intérêt ou le cœur serré, c’est selon.
Mais nous la lirons lundi puisque désormais, c’est « l’école à la maison »…

Voilà, je viens d'effectuer les démarches
pour les obsèques de ma mère.
Seule, en cette difficile période !
Ma sœur habite trop loin pour qu'on la laisse se déplacer.
On m'a avertie, alors que tout était fini pour elle.
Pourtant, j'avais essayé de la joindre,
mais on me disait qu'elle dormait !
A aucun moment on ne m'a informée qu'elle était atteinte par ce fichu virus !
Elle était dans un EPHAD, on ne les envoie pas à l'hôpital.
On ne nous avise pas,
de peur qu'on insiste pour qu'ils soient
correctement pris en charge !
Dire que j'ai entendu à la radio,
un médecin dire :
"heureusement, on n'en n'est pas à faire du tri".
Ah bon, parce que ne pas hospitaliser
les pensionnaires des EPHAD touchés par le virus,
ce n'est pas trier ?

A Mougins, une des 29 31 34 pensionnaires décédés,
était une des grands-tantes des enfants de Zhom.
Vous en avez peut être entendu parler.





































