Julien est né en 1987, comme mon fils aîné.
Ils étaient ensembles à la maternelle grande section.

Julien 2ème rang, 2ème à droite
mon fils, 1er rang, 1er à droite
Puis la mère de Julien l’a mis en pension…
Ils se sont retrouvés en 6ème.
A la fin de l’année scolaire, la mère de Julien a dû être opérée,
et m’a demandé si je pouvais le garder durant son hospitalisation.
Mon fils et lui étant très bons copains, j’ai accepté.
A ce moment-là, sa mère m’a raconté l’histoire de Julien.
Elle avait été mariée, en Pologne.
Elle avait attendu un bébé, cette grossesse s’était mal passée,
elle avait perdu le bébé, et ne pouvait plus en avoir.
Avec son mari, ils avaient décidé d’adopter.
Je ne me souviens plus à quel moment son mari a décidé de la quitter.
En effet ses parents lui ont fait comprendre,
que lui pouvait encore avoir des enfants,
et qu’adopter un bébé dont il ne savait rien,
qui de plus pouvait être malade, était « lourd ».
Julien a donc vécu sans papa,
avec une « maman » qui lui en a voulu toute sa vie,
car elle le rendait responsable de cette séparation !
Cette maman l’a toujours dénigré.
Je me souviens qu’un jour il lui a annoncé une très bonne note en math (j’étais là),
la réponse de la mère a été : « cela devait être facile »…
Lors de son séjour chez moi, il a appris qu’il passait en 5ème,
nous avons donc téléphoné à la maman, à l’hôpital, aucune félicitation…
Mon fils et lui ont continué à se fréquenter,
bien que sa mère ne veuille plus nous voir ni mon fils, ni moi.
Un jour, je l’ai croisé dans une rue, j’ai eu du mal à le reconnaitre, il avait une tête d’iroquois,
et mon fils était avec lui (ils devaient avoir 16ans).

Par la suite, mon fils a vécu en colocation avec 3 ou 4 personnes,
Julien en faisait partie.
C’est donc une longue histoire d’amitié entre eux.
Aujourd’hui, Julien se marie, et mon fils est son témoin.
Sa mère, peut-on appeler cela une mère…
enfin cette femme a refusé de le conduire à la mairie…
C’est donc sa sœur (adoptée, elle aussi) qui sera à son bras.
J’espère que Julien, maintenant, aura une vie paisible,
et qu’il pourra fonder la famille qu’il n’a pas eue.
Julien, n’est pas son vrai prénom, j'ai choisi le prénom le plus attribué l'année de sa naissance.










































