Je cherchais un sujet de devoir quand j’ai repensé à une toile de Mark Keller. Une toile qui amena aussitôt une question : Où était cette image, j’étais sûr de l’avoir rangée quelque part dans les quelques milliers de gigaoctet qui encombraient ma machine. Et la voilà, je l’ai retrouvée. Et je me demande encore
Que fait-elle, cette jeune femme ? Qu’attend-elle ? Qui attend-elle ? Que pense-t-elle ? Sort-elle du lit ? Y va-telle ?
Bref, des tas de questions se pressent. J’espère lire vos réponses lundi…
Je suis sûr qu’il y a chez chacune et chacun de vous une endroit qui, bien qu’il ait peu changé a subi un changement qui, pour petit qu’il soit, a modifié grandement votre perception de l’endroit où il a eu lieu.
Et je suis tout aussi sûr que vous mourez d’envie de le raconter.
Il en va ainsi chez moi du square Nadar, en haut de la Butte Montmartre, qui a vu arriver un élément de façon étrange depuis que je suis entré en sixième au lycée situé en bas de la Butte. L’état de quasi ruine du lycée montre qu’on accorde plus d’importance à l’état d’un minuscule recoin d’un square inconnu que d’un établissement chargé d’amener les jeunes gens aux sommets des savoirs de l’humanité… Bon, il faut admettre que le haut de la Butte est plus rentable grâce aux touristes que le lycée grâce aux élèves…
J’espère donc lire lundi « l’effet papillon »
que de petits changements produisent sur votre vie…
De l'effet Papillon, je ne connaissais que cette chanson,
et encore seulement le refrain, pas le détail des paroles !
Si le battement d'ailes d'un papillon quelque part au Cambodge Déclenche, sur un autre continent, le plus violent des orages Le choix de quelques-uns dans un bureau occidental Bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale
Il n'y a que l'ours blanc qui s'étonne que sa banquise fonde Ça ne surprend plus personne, de notre côté du monde Quand le financier s'enrhume, ce sont les ouvriers qui toussent C'est très loin la couche d'ozone, mais c'est d'ici qu'on la perce
C'est l'effet papillon : petite cause, grande conséquence
Pourtant jolie comme expression : petite chose, dégât immense
Qu'on l'appelle "retour de flamme" ou "théorie des dominos" "Un murmure devient vacarme" comme dit le proverbe à propos : "Si au soleil tu t'endors, de Biafine tu t'enduiras Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras"
Si on se gave au resto, c'est un fait, nous grossirons Mais ça c'est l'effet cachalot, revenons à nos moutons, à nos papillons
Un hôtel un après-midi "aventure extra-conjugale"
Puis, le coup de boule de son mari, alors si ton nez te fait mal
C'est l'effet papillon, c'est normal fallait pas te faire chopper Si par contre t'as mal au front, ça veut dire que c'est toi l'mari trompé
Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour filles Quand on achète ces cosmétiques, c'est au harpon qu'on se maquille Si tu fais la tournée des bars, demain, tu sais qu't'auras du mal Pour récupérer, à huit heures, ton permis au tribunal
C'est l'effet papillon : petite cause, grande conséquence
Pourtant jolie comme expression : petite chose, dégât immense
Le papillon s'envole, le papillon s'envole Tout bat de l'aile
Cela m'a fait penser à ma petite fille
qui mercredi a dû faire remplir à son père un billet de retard.
Du côté de la vie scolaire, la partie motif avait été complétée
par : Famille.
Mon fils pas du tout au courant
(puisque le jour du retard, le vendredi 8, les enfants étaient chez leur maman,
que depuis le lundi 11, leur maman était en Suisse,
et qu'elle n'avait pas parlé de cet évènement à mon fils)
demande à sa fille ce qui s'est passé.
Elle répond :
" C'est Simon qui ne trouvait pas sa culotte"
Je lui ai demandé si c'est ce qu'elle avait dit
à la personne qui lui avait ouvert la grille.
Elle m'a répondu que oui,
et que la personne lui avait dit
ah c'est un souci familial alors.
J'imagine qu'elle a dû se retenir pour ne pas éclater de rire !
Perte de culotte du frère => Retard au collège de la sœur =Effet Papillon
J'ai fait l'impasse sur l'endroit qui aurait pu changer, en fait je vis très éloignée des lieux où j'ai des souvenirs d'enfant.
Je connais depuis longtemps cette toile d’Andrew Wyeth. Chaque fois me vient une série de questions. Souvent les mêmes questions… Cette jeune femme couchée dans l’’herbe, qu’y fait-elle ? Tente-t-elle de fuir ? Est-elle surveillée par une marâtre ? Veut-elle atteindre ou fuir la maison qu’on aperçoit au loin ? Et si oui, pourquoi ? Et si non, pourquoi ? Faites part de vos conjectures et je vous ferai part des miennes. À lundi…
Nous sommes le 11 novembre 1918,
Elise est désespérée,
elle se tord de douleur,
la guerre se termine
mais son père n'en reviendra jamais !
Il s'appelait Pierre, il est arrivé sur le front le 18 septembre 1914,
et a été tué le 25 septembre 1914,
il avait 27 ans.
Elise avait 2 ans 1/2,
son frère, Léopold, est né 10 jours plus tard,
le 5 octobre 1914.
Il n'a donc jamais connu son père !
Une famille, comme tant d'autres,
marquée à jamais par cette terrible guerre !
Monument aux Morts de Lodève (Hérault) , il fait partie des nombreux morts inscrits.
Elise, la grand-mère paternelle de mes enfants
portera toute sa vie le poids du manque de son père,
Ce dessin, probablement inspiré par le risque de voir l’extrême droite arriver à l’Élysée m’a rappelé l’époque où les Algériens vivant en France étaient l’objet de remarques racistes quand ce n’était pas d’agressions ou d’accusations diverses. Ce dessin m’a rappelé quelques scènes vécues dans l’enfance. Mais à vous ?
Que vous ayez été témoin ou qu’un souvenir plus ancien vous revienne, on verra bien lundi ce que vous en pensez…
Un lundi matin (en 1986) , à l'hôpital, je réponds à un appel téléphonique
d'un homme qui voulait se plaindre des soins qu'il avait eus la veille aux urgences.
En plus, me dit-il j'ai été reçu par un melon !
Lorsque j'ai raccroché j'ai demandé aux collègues
ce qu'il avait bien pu vouloir dire !
Je ne connaissais absolument pas cette expression.
En 1977, j'ai eu un petit ami Kabyle.
Il m'a fait connaître cette chanson, qui est toujours dans ma playlist
La première chose qui m’est revenue quand j’ai vu cette image, c’est la voix de Tino Rossi. « Le plus beau de tous les tango du moooonde… C’est celui que j’ai dansé dans vos braaaas » Mais pas seeulement.
Mais vous ?
Que vous inspire cette toile de Mark Keller ?
Un souvenir ? Un spectacle ? Un morceau de vie ? Nous verrons bien lundi qui ce tango aura inspiré…
Espérant toutefois que le sujet ne fera pas peine à Alainx qui n’a pas pu danser le tango mais semble néanmoins très bien passé de la danse pour fasciner quelqu’un pour le suivre pour la vie. À lundi donc…
Je pense n'avoir dansé le tango qu'une fois dans ma vie,
en tous cas je ne me souviens que de cette fois.
J'avais 20 ans, je travaillais dans un centre de vacances en Vendée.
C'était au cours d'une soirée dansante, puis nous avions, lui et moi,
terminé sur la plage.
A notre retour, j'ai trouvé mon vélo avec un pneu crevé,
il m'a donc raccompagnée chez moi, en voiture, et est rentré aussitôt.
Il était marié, et sa femme était en vacances avec lui.
Alors le lendemain tout le monde m'a regardée de travers,
je n'étais pas très fière de moi !
NB : Il me draguait ouvertement depuis une quinzaine de jours,