Lorsque mon père est décédé,
il y a 25 ans,
j'ai retrouvé dans ses papiers
ce brouillon


Je l'ai décodé , cela donne à peu près :
Le 22/02/1991
Monsieur le D.
J’ai reçu un coup de téléphone d’une aimable personne de la CAMPL-P à la Tour Franklin, qui a tenté de me persuader que les mystifications dont j’étais l’objet m’étaient entièrement imputables.
Je viens donc vous prier de bien vouloir m’excuser d’avoir eu l’impudence de considérer que votre personnel sérieux, honnête et motivé, ait pu se tromper.
Il apparait que j’ai eu tort de demander des explications, je suis vraiment le plus obtus des assujettis, j’ai tort de ne pas comprendre qu’un chèque, contenu dans une enveloppe reçue par votre exploitation le vendredi 28/12/1990, ait été normalement encaissé début janvier, mais qu’une feuille de soins contenue dans même enveloppe n’ait été artificiellement tamponnée que le 24/01/1991.
C’est tout à fait classique, lumineux et coruscant !
Et encore il faut que je m’estime heureux, car au point de facétie où on en est, si cette feuille avait été tamponnée le 28/03/1991, je n’aurais absolument rien à dire, ce serait ma faute.
Et si le chèque avait été également manipulé, je n’aurais aucune preuve et je devrais payer 10% d’amende.
C’est ma faute.
Vous écrire pour vous informer d’une petite négligence (dans un premier temps considérée involontaire) est à l’évidence une monstruosité, incohérence, extravagance, et ne fait que retarder encore la machine.
Il est bien entendu plus classique de couvrir la faute.
A l’évidence si je vous écris pour vous demander un formulaire E111, j’outrepasse mes droits, et lorsque j’en ai reçu un (périmé) et que je vous le renvoie pour une prolongation, c’est moi qui suis trop exigeant.
Mon seul droit est de payer, ce que prévoit la loi dans mon cas, pour entretenir la machine, j’en suis profondément attristé.
Dont acte.
J'imagine que la personne qui a reçu
ce courrier a du pouffer de rire !
