• Devoir du GOÛT N° 11

     

     

     

    SUJET 

     

    Ce serait bien que ces mots, par lesquels vous commencerez votre devoir, vous inspirent :

    « Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles… »

    Et vous le terminerez par cette phrase de Patrick, non, pas « Patriiiick ! », l’autre, Modiano :


    « Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. »


    Entre les deux, vous contez sans compter…
    À lundi.


    Et n’oubliez pas, quand vous passerez lundi pour lire mon devoir, d’annoncer aux foules avides de vous lire, que vous avez-vous aussi, raconté une chouette histoire.

     

     Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles,

    repose Ophélie, symbole de toutes ces femmes

    qui n'ont pas guéri du cancer du sein.

    Pourtant, du courage, elles en avaient,

    le moral elles l'avaient !

    Elles ont tout bien fait comme on leur a dit :

    du sport, mangé sain, suivi à la lettre leur traitement...

    Mais non, leur cancer à elles, ne s'est pas bien soigné !

    En ce mois d'octobre rose,

    il faut le savoir,

    le cancer du sein n'est pas rose ! 

    Douze mille décès par an !

    Elles s'appelaient Paméla (45ans), Hélène (46 ans)

    Loïs (31 ans)...

     Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir,

    une voix qui les appelle par leur prénom, dans la rue.

     

     

    Octobre Rose

     

     


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  • Devoir du GOÛT N° 10

     

     SUJET

     

    Ces deux petites, où vont-elles ?
    C’est Pivoine qui me l’a demandé.
    Elle n’en sait rien mais elle se le demande...
    J’ai une idée car je les connais, je sais pourquoi elles vont vers ces rochers noirs, là-bas.
    Et ce qu’elles pensent et se disent.
    Mais vous ?
    Je suis sûr que oui mais dites le.
    Ce sera bien, je crois...

     

     

    Anniversaire

     

    Ces deux petites filles, 

    je les connais bien.

    Les voilà en Normandie en 1960.

     

    Anniversaire

     

     Puis à Fontainebleau en 1961

     

     

    Sur une plage de Normandie en 1962

     

     

     

    A Neung sur Beuvron en 1964

     

     

    A Saint Gilles Croix de Vie en 1971

     

     

    Lorsque la plus petite était bébé,

    ses parents lui bandaient le pouce

    pour qu'elle ne le suce pas.

    Chaque matin, la bande était défaite.

    Ne comprenant pas comment elle pouvait l'enlever toute seule,

    un soir ils ont épié.

    Ils ont vu la grande sœur se lever,

    défaire la bande et dire,

    tiens bébé tu vas pouvoir sucer ton pouce

    et arrêter de pleurer.

    Elles avaient, et ont toujours, 15 mois d'écart.

     

    La plage pourrait être une plage de Normandie,

    où elles allaient en vacances, en juillet, chez leurs grands parents paternels,

     car ceux-ci habitaient à Rouen.

    Il y avait un rite,

    le dimanche c'était messe, pique nique vers Dieppe,

    et plage à Pourville.

     

    Pourville près de Dieppe (C Monet - 1882)

     

    Là, pour pouvoir se baigner,

    il fallait attendre que le repas soit digéré,

    deux heures, montre en main !

    Deux heures durant lesquelles elles ramassaient 

    des bigorneaux sur les rochers, avec leur grand-père.

    Bigorneaux qui étaient préparés et mangés le soir même.

     

    Hier, dimanche 29 septembre (29/09/59),

    la plus petite a eu 60 ans.

     

    Je vais l'appeler cet après-midi

    (elle se lève vers midi, et n'est "opérative" que vers 15h).

    J'espère que dimanche elle aura pu fêter cet évènement

    avec ses enfants et son compagnon,

    même si depuis des années elle n'accepte pas son âge...

     


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  •  

    Devoir du GOÛT N° 9

     

     

    SUJET

    Racontez-nous lundi un conte qui commencera par cette phrase du grand Albert :
    « Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. »
    Conte qui se conclura par ces mots du familier Verlaine :
    « Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
    Comme ceux des aimés que la vie exila. »


    J’ai hâte d’être à lundi, lectrices chéries...



     

    « Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés,

    goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. »

     

    Ils savaient qu'ils n'auraient que le temps d'une danse,

    et que très vite, on les séparerait !

    Ils n'étaient pas du même monde,

    et avaient dû ruser

    pour pouvoir se retrouver ensemble, ce soir.

     

    A n'en pas douter,

    dès que la supercherie serait découverte,

    il serait jeté dehors sans ménagement,

    puis elle serait de nouveau séquestrée par son père,

    qui avait le projet d'un mariage arrangé pour elle.

     

    Mais peu importe, ils profitaient pleinement

    de ce moment d'osmose totale.

     

    Elle a dû se marier avec l'homme qu'elle n'avait pas choisi,

    mais jamais il n'a vu ses épaules dénudées,

    son amoureux chassé les aimait tant !

     

    Des années, après, elle se rappelle encore de lui, 

    et de cette danse si intense  !

     

    « Son nom?

    Je me souviens qu’il est doux et sonore,
    Comme ceux des aimés que la vie exila. »

     

     

     


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  • Devoir du GOÛT N°8

     

     

    SUJET

    Cet homme est-il désolé par la vision de cette usine vidée de son âme ?
    À moins qu’il ne se demande déjà comment il va aménager le lieu pour lui redonner vie …
    D’après vous ?
    Racontez-nous ce que vous dit cette image.

     

     

    Robert arrive au travail et s'étonne :

    "Ah mais que se passe-t-il ?

    Je suis le premier arrivé ! 

    D'habitude, beaucoup de mes collègues

    sont déjà là !

    On n'est pas dimanche, pourtant.

    Peut-être est-ce le changement d'heure 

    que j'ai fait à l'envers..."

     

    Tout à coup surgit Marie,

    sa fille :

    "Mais papa, que fais-tu là ?

    On te cherche partout, depuis des heures !

    Cela fait 20 ans que tu ne travailles plus.

    Et il y a 15 ans que cette usine est fermée !"

     

    Elle pense :

    "Cette fichue maladie d’Alzheimer,

    quelle tristesse" !

     


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